Mafate

Mafate, ma foi !

C’est reparti pour un tour de marche. Cette fois dans un cirque !

Attention, à La Réunion, un cirque est une enceinte (vallée) naturelle à parois abruptes, de forme circulaire ou semi-circulaire, formée par une dépression d’origine volcanique.

Mafate est l’un des 3 cirques de l’île (Cilaos, Mafate, et Salazie). Il fait aujourd’hui partie du Parc National de la Réunion, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 2010.

Pour y entrer ou en sortir, il n’existe que deux voies : celle des airs et celle des sentiers de randonnée. Bon bah moi j’ai pas pris l’hélico..

3 heures de route pour y accéder, dont 75% en lacets, et atteindre le sommet du « Col des Boeufs » pour ensuite descendre au petit village « La Nouvelle », et remonter bien sûr. Au total, 15 km représentants 5 heures de marche.

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Sur la route, on admire déjà le paysage :

Au sommet, les nuages sont déjà là..

Mais le paysage reste atypique !

Manapany

On va à la piscine ? Allons à Manapany !

Parmi les nombreuses merveilles naturelles de l’île « intense », il y a les bassins naturels, et surtout, il y a THE bassin naturel à Manapany¹.

Au creux d’une jolie baie, Manapany ne possède pas vraiment de plage mais plutôt une grande piscine naturelle. Ce spot est incontournable ! (hein Angie, private joke..). Le bassin est entouré de rochers basaltiques² qui ont plusieurs fonctions, dont l’une, et pas des moindres, est d’éviter l’intrusion des requins. Cette bordure sur laquelle viennent se casser les gros rouleaux de vagues permet aussi de renouveler l’eau en passant par de petits passages entre les rochers.

La végétation qui entoure la plage constitue un habitat privilégié pour le lézard vert de Manapany, endémique à l’île et à cette partie de la côte sud en particulier.

Le site abrite également un spot de surf très prisé des connaisseurs..

Baignades, plongeons, pique niques, couchés du soleil, bref, tous les ingrédients sont réunis pour passer une super journée !

1. https://www.google.com/maps/place/Manapany-Les-Bains,+Réunion/@-21.3336551,55.5770967,11.81z/data=!4m2!3m1!1s0x21780ea782ce42d7:0xa47589665280afc2

2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Basalte

La Canne à Sucre

« Li Lé sucré et li lé bon »

Comment ne pas vous parler de la culture de la canne à sucre, là où elle est l’activité agricole locale traditionnelle et fournit à l’économie réunionnaise, le premier produit d’exportation, le sucre de canne, faisant  de l’île, le 1er producteur de sucre de canne en Europe.

La canne à sucre est depuis des siècles un moteur de l’économie réunionnaise. Agro-industrie, transport, énergie, recherche, tourisme : elle est présente dans la plupart des secteurs d’activité de l’île. Elle génère 12 000 emplois et représente également un atout considérable sur le plan écologique. Les champs de canne permettent d’absorber la quasi totalité des gaz carboniques rejetés par les voitures. La canne, plus précisément, la bagasse (cf étape 3), permet d’alimenter une centrale thermique qui produit l’électricité nécessaire pour la fabrication du sucre, mais fournit également 12% de l’électricité de l’île, ce qui en fait la 2ème source d’énergie. La canne est également un formidable engrais écologique utilisée par les agriculteurs et cultivateurs.

Pour en savoir plus sur le processus de fabrication du sucre à partir de la canne, je suis allé visiter l’usine sucrière du Gol, à Saint Louis (attention rien à voir avec la marque de sucre), l’une des deux dernières usines sucrière de La Réunion, détenues par le groupe Tereos¹. Coup de bol, j’y suis allé le dernier jour des visites car la campagne de récolte s’étend de mi-juillet à mi-décembre !

Le sucre produit à la sucrerie du Gol a 3 vocations :

  • Etre vendu directement au consommateur réunionnais. Le sucre est alors emballé et conditionné au Port et commercialisé sous la marque Mascarin
  • Etre utilisé comme ingrédient par des entreprises fabriquant des produits sucrés : biscuiteries, chocolateries, laiteries, confiseries…
  • Etre raffiné en métropole, pour être transformé en sucre blanc

Voici de manière simplifiée les différentes étapes qui amènent à la fabrication du sucre :

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1) Réception, déchargement, et défibrage de la canne 

La canne réceptionnée et déchargée dans une balance (grand hangar ouvert) et est ensuite défibrée dans un appareil appelé shredder

2) Extraction du jus de canne

La matière fibreuse est pressée dans un moulin/diffuseur. On obtient alors du jus brut.

3) Utilisation de la bagasse

En sortie du moulin, on récupère la matière fibreuse, appelée « bagasse ». Cette bagasse est brûlée dans des chaudières de la centrale thermique pour produire l’énergie électrique.

4) Clarification et décantation

Le jus est réchauffé et chaulé (ajout de lait de chaux dans le jus de canne). La décantation permet d’obtenir un jus clair.

5) Evaporation et fabrication du sirop 

Le jus clair est chauffé dans une série d’évaporateurs pour le concentrer en sucre. On obtient un sirop.

6) Cristallisation et malaxage

La cuisson du sirop se fait dans un appareil appelé le cuiseur. La phase de cristallisation va produire la masse cuite cristallisée, mélange de grains de sucre et de liqueur sucrée. Cette masse est malaxée et refroidie pour favoriser le grossissement des cristaux de sucre.

7) Centrifugation

Séparation de la liqueur et des cristaux de sucre.

8) La Mélasse 

Après les 3 cycles, cuisson, malaxage, et centrifugation, on obtient une liqueur épuisée en sucre, appelée mélasse². Elle est transférée à la distillerie pour la fabrication du rhum traditionnel et alcools.

9) Séchage

Le sucre humide est récupéré et transféré vers un sécheur refroidisseur

10) Expédition 

Le sucre brut est transporté et stocké dans les silos au Port³ avant d’être expédié vers l’Union Européenne pour y être raffiné.

Cette filière qui représente 85% des exportations en volume, et contribue à une forte part du PIB de l’île se trouve menacée à partir de 2017 avec des réformes Européenne qui prévoient de supprimer les quotas accordés aux sociétés sucrières européennes et de renforcer des accords de libre-échange avec des pays tiers producteurs de sucre de canne dans des conditions sociales et environnementales moins strictes et avec des coûts de main d’œuvre beaucoup plus faibles. Bien que ce blog n’ait aucune vocation politique, il est intéressant de connaître les enjeux qui se cachent derrière, tout cela de manière neutre, bien entendu !

De façon générale, je trouvais intéressant de vous faire découvrir la fabrication d’un des ingrédients que l’on retrouve le plus dans notre alimentation !

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1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tereos

2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Mélasse

3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Port_(La_Réunion)

Chez Mireille

Mireille sans pareil !

Je me dois de vous montrer là où je vis (et avec qui), car plus qu’une obligation et un devoir, c’est un réel plaisir de vous faire découvrir l’environnement dans lequel je suis au quotidien ! Vous allez comprendre..

Chez Mireille c’est au 23ème km à la plaine des Cafres, c’est à dire, sur les hauteurs du Sud de l’île, là où le climat est plus acceptable en journée mais aussi plus frais le soir.

Chez Mireille, c’est une « Tite Case Créole » typique composée de bois et de taule, et bien sûr de couleur :

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Chez Mireille, on aperçoit le Piton des Neiges le matin de bonne heure (c’est la petite pointe à côté du toit rouge de la maison) et le couché du soleil flottant sur la nappe de nuages en fin de journée :

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Chez Mireille, dans sa cour, il y a un jardin, un potager, et des plantes le long de la maison :

On peut y trouver une tortue, appelée « Bichiquette » qui végète dans un parc, parfois libérée, au bon vouloir de sa maîtresse :

Mais aussi, une poule, au fond du jardin

Chez Mireille, on s’y sent bien à l’extérieur, comme à l’intérieur, à commencer par le salon

Et aussi la cuisine, car on y mange bien, et même très bien :

Mais avant tout, Chez Mireille, on y est bien, parce qu’il y a Mireille, 65 ans, une énergie débordante, une motivation et un dévouement à tout faire qui en découragerait plus d’un(e) !

Sportive la journée..

..Cuisinière le soir !!

Une chouette dame cette Mireille !

 

 

Le Piton de la Fournaise

Côté volcan, l’île se défend !

Seulement 4 petits jours après ma première randonnée, tout juste le temps de récupérer (heureusement ici il y a le rhum pour cela), me voilà de nouveau sur les sentiers escarpés de l’île Bourbon¹.

Cette fois, je m’attaque à un des symboles de La Réunion ! Avec le Piton des Neiges, le Piton de la Fournaise est à l’origine de la formation de l’île il y a des milliers d’années (530 000 ans). Il suscite à la fois la fierté et la curiosité des 800 000 réunionnais, qui se rassemblent toujours nombreux pour assister à ses éruptions.

Du haut de ses 2 631 mètres d’altitude, le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs au monde avec plus de 200 éruptions en seulement 350 ans. Depuis la terrible éruption de 1977², il est étroitement surveillé par l’un des plus importants observatoires volcanologiques au monde : l’observatoire volcanologique de La Réunion.

Depuis fin 2014, le Piton de la Fournaise connaît un regain d’activité : 5 éruptions se sont déjà succédées dont la dernière très récente le 24 août 2015.

Le Piton de la Fournaise, c’est ici

 

Même scénario, avec un lever aux aurores à 5h30, 1 heure de route en lacets pour accéder à l’enclos et démarrer un périple de 12 km représentant 5h de marche ! L’objectif est d’atteindre le cratère Dolomieu où vous allez le voir, le point de vue est canon !

Voici les images :

1.https://fr.wiktionary.org/wiki/île_Bourbon

2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Éruption_du_Piton_de_la_Fournaise_en_mars_1977

Le Grand Bassin

Ma première et pas la dernière !

Fraîchement levé à 5h30 et hyper motivé à l’idée de faire mes premiers pas de randonneur sur cette magnifique île, je ne savais pas ce qui m’attendait, tant au niveau de la difficulté du retour que du paysage sublimissime de cet endroit !!

C’est donc plein d’envie et de curiosité que je partis à la découverte du Grand Bassin et de sa cascade naturelle.

Grand Bassin est un petit village de l’île de La Réunion. Situé au fond de la vallée encaissée et creusée par le bras de Sainte-Suzanne à peu de distance en amont du point où il rejoint le bras sec et le bras des roches noires pour former le bras de la Plaine (vous situez mieux là ?). Il demeure l’un des îlets les plus difficiles d’accès des Hauts de ce territoire. Pour l’atteindre depuis le village de Bois Court situé à 1 350 mètres d’altitude, il faut en effet descendre jusqu’à environ 700 mètres d’altitude le long d’un sentier de randonnée escarpé de 10 km de long comportant un dénivelé de plus de 650 mètres.

Le Grand Bassin se situe ici

La suite en images (n’hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir et les faire défiler) :