Ho-Chi-Minh Ville (Saigon)

 

Hô-Chi-Minh-Ville est la plus grande ville du ViêtNam et son poumon économique, devant la capitale Hanoï. Elle se divise en 19 arrondissements et 5 districts possédant une superficie de 2 090 km2 pour une population de 7 500 000 habitantsHồ Chí Minh-Ville, que tout le monde ici continue à appeler Saigon (son nom d’avant 1975), a connu 95 ans d’influence française, supporté les Américains, résisté à la bureaucratie du Nord.

Elle se trouve sur les rives de la rivière Saïgon. Située à proximité du delta du Mékong, cette ville est la métropole du Sud du pays. Elle n’était à l’origine qu’un village de pêcheurs khmer et devint à partir du xviie siècle une ville de peuplement vietnamien (et chinois) sous l’impulsion de la cour impériale des Nguyên à Hué. Pendant la colonisation française, elle fut d’abord la capitale de la Cochinchine, puis celle de l’Indochine française de 1887 à 1901.

L’année 1975 a marqué la défaite du Vietnam du Sud et la conquête de cette grande ville par le régime du Nord. Les vainqueurs de la guérilla l’ont rebaptisé ainsi afin de rendre hommage à leur dirigeant, Hồ Chí Minh, décédé en 1969. C’est ainsi que Saïgon a perdu son titre de capital, en cédant sa place à Hanoï.

Ici le sport se pratique en extérieur, dans les squares, les parcs, avec des installations dédiées !

The War Museum

Le marché animé de Bến Thành

La Poste Centrale dont la charpente métallique fut conçue par Gustave Eiffel

La cathédrale Notre-Dame sise à la Rue Ðồng Khởi, dont l’architecture a été inspirée de celle de la cathédrale Notre-Dame de Paris mais en version plus réduite.

L’Opéra de Saïgon construit en 1900 dont la façade est inspirée du Petit Palais bâti la même année à Paris

La Tour Bitexco

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Paksé & Pimay (Jour de l’An)

Paksé « Embouchure de la rivière » est la capitale de la Province de Champassak au Laos. C’est la capitale du Sud, l’une des villes les plus importantes en terme économique. En 2010, elle comptait environ 77 000 habitants, ce qui en fait la troisième ville du pays derrière la capitale Vientiane (795 000 habitants) et Savannakhet (124 000 habitants).

Entre 1713 et 1946, elle fut la capitale du Royaume de Champassak, avant de devenir un vassal du Siam puis d’être absorbée par le royaume du Laos.

C’est dans cette petite ville au bord du Mékong que nous allons fêter le jour de l’an Lao, qui est très très différent d’un réveillon occidental..

Le jour de l’an (Pimay en Lao), tel que je l’ai vécu, se fête durant 3 jours (14 au 16 avril) et  coïncide avec la fête de L’eau, très populaire en Asie du Sud-Est. La fête de l’eau est historiquement l’occasion pour les femmes (et seulement elles) d’asperger les hommes, façon de leur rappeler leur statut, leur force, et d’une certaine manière leur dominance. Aujourd’hui, le rituel s’est déformé, et tout le monde asperge tout le monde,

Le 1er jour est dédié à se recueillir dans les temples bouddhistes en arrosant les statues de Bouddha, si possible la tête. Se vêtir d’une chemise ridicule fait aussi partie intégrante de la coutume !

On prend un saut, on achète un liquide bénit à l’entrée du temple, et à l’aide de branches, on arrose les bouddhas partout dans le temple !

Ensuite place à la fête, c’est à dire, bataille d’arrosage avec talc et rouge à lèvres !

Tout cela en pleine rue, dans les 4×4 pick up, partout et avec tout le monde !!

PIMAY !!

Singapour

Singapour est une île, un État, une ville : ordonnée et propre comme une petite Suisse d’Asie du Sud-Est. Après l’indépendance de 1965, en sortant du carcan anglais puis en prenant ses distances avec la fédération malaise, le pays a décidé d’exploiter au maximum sa position commerciale exceptionnelle à l’entrée du détroit de Malacca.
Singapour est également connue pour ses nombreuses interdictions et amendes : interdit d’y cracher, de mâcher du chewing-gum, de fumer n’importe où, surtout dans le métro !!

Elle compte aujourd’hui environ 6 millions d’habitants dont la moitié sont des expatriés. Bien organisée, aérée, la ville est très pratique et agréable à visiter. Voici quelques clichés des quartiers les plus sympas !

Chinatown

Little India (quartier indien avec palais hindou et boudhistes)

Maxwell food center (food court où les gens viennent déjeuner)

 

Merlion Park (la tête de Lion avec un corps de poisson est le symbole commercial et touristique de Singapour)

Marina Bay (l’architecte s’est fait plaisir..)

Gardens Bay

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Sentosa Island & Siloso beach (Il y a bien une plage à Singapour, j’y croyais pas..)

 

Auckland

Située dans l’île du Nord en Nouvelle-Zélande, Auckland est la plus grande zone urbaine du pays et la ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande avec environ 1 300 000 habitants (soit plus d’un quart de la population du pays).

Première ville dans laquelle je pose mon sac de routard, avant de prendre le STRAY bus pour 8 jours de roadtrip dans l’île nord du pays. Le Stray bus est un bus qui te drop dans les  coins sympas et te permet d’être libre d’y rester le temps souhaité.

La ville en elle même reste basique avec un quartier d’affaires, un port, des petites rues piétonnes où l’on peut se rafraîchir la glotte, et enfin la Sky Tower qui impose ses 330mètres de haut, dépassant de peu notre chère Tour Eiffel, mais bien moins jolie.

Malgré un manque de personnalité de cette ville, et le  le coût de la vie qui reste élevé, ce n’est que mon avis, on s’y sent assez bien !!

Sans oublier la visite d’un stade mythique ! Eden Park Stadium ! La dernière défaite enregistrée par les blacks dans ce stade date de 1994, contre… ..la France !

Sydney

J’arrive sur la côte Est par la grande porte, et pour cause, je pose mes valises quelques jours à Sydney, dans le du sud-est de l’Australie, située dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, sur les rives de la mer de Tasman. Sydney est la première ville à avoir été construite dans l’Est de l’Australie, rien que ça !

C’est aussi la ville la plus peuplée de la côte Est, avec pas loin de 5 millions d’habitants. Sydney est une ville très étendue et certains quartiers ne sont pas très bien desservis par les transports publics et surtout par le train (métro), donc on marche pas mal 🙂

Pas grand chose à dire de plus sur cette ville, si ce n’est les quartiers et monuments touristiques bien connus du grand public, à savoir, l’Opéra House, le Harbour bridge, Les jardins botaniques, Sydney Tower, Circular Quay, Manly Beach, 

L’avantage que je retiendrai de cette ville, c’est qu’elle offre la possibilité de pouvoir aller à la plage en quelques minutes, en bateau ou en bus, ça fait la diff dans une grande ville.

Voici quelques photos pour illustrer mon séjour sydnéen :

Sydney Opera House

Sydney Harbour Bridge

Les jardins botaniques

Sydney Tower (305 mètres) et sa vue panoramique 360°

Circular Quay (Quai pour les ferrys)

Manly Beach (avec mon ami sicilien Mario sur le ferry) 

 

Perth

Belle Perf !!

Ca y est, je suis sur le sol australien, putain que c’est bon !!

Je suis à Perth, mais comme le titre l’indique, ici on prononce avec un F (petit jeu de mot quand tu nous tiens..) ne me demandez pas pourquoi, moi et la langue de Chaquespire..

Perth est une ville active, moderne, et surtout très récente, car elle a été construite à partir de 1829, et développer quelques années plus tard grâce aux prisonniers qui résidaient dans la prison de Fremantle, non loin de Perth. C’est le gouvernement colonial de Grande Bretagne qui a décidé à l’époque de faire venir des prisonniers pour apporter une main d’oeuvre et permettre de développer les villes de Fremantle et Perth.

Capitale de l’Australie Occidentale, son économie est riche grâce à l’exploitation de ses ressources minières (or, nickel et diamants) ainsi que ses grosses réserves en eau, denrée rare en Australie. Elle a aussi la chance d’être dans le même fuseau horaire que certaines grandes puissances asiatiques, ce qui lui assure un développement économique dynamique et certain.

Je vis dans un quartier ultra cool nommé « Northbridge » à 5 min à pied du centre ville. Il fait vraiment bon vivre ici, au point que beaucoup de français viennent y parfaire leur anglais, soit en allant en cours linguistique ou via le boulot qu’ils ont réussi à décrocher.

Allez, je balance les photos :

 

Port Louis

Pour elle aussi

Port Louis, cœur de l’Île Maurice avec ses 150 000 habitants, est un port de commerce particulièrement dynamique, une place financière et surtout la capitale administrative. La ville, piquée de buildings modernes, a su garder un charme authentique, au détour de rues ornées de maisons créoles. Parmi ses nombreux musées, le Blue Penny Museum, le plus important, est incontournable. Son Marché central, son Port, son quartier Chinois, et enfin l’Aapravasi Ghat sont également des endroits incontournables, où je suis allé faire un petit tour.

Etant situé à Grand Baie, je pris un bus pour rallier la capitale en 25 minutes, et découvrir enfin la culture mauricienne, faute de le pouvoir sur la côte avec sa population et ses activités touristiques.

La gare routière et le marché central de Port Louis :

Son port et son quartier chinois :

 

La Canne à Sucre

« Li Lé sucré et li lé bon »

Comment ne pas vous parler de la culture de la canne à sucre, là où elle est l’activité agricole locale traditionnelle et fournit à l’économie réunionnaise, le premier produit d’exportation, le sucre de canne, faisant  de l’île, le 1er producteur de sucre de canne en Europe.

La canne à sucre est depuis des siècles un moteur de l’économie réunionnaise. Agro-industrie, transport, énergie, recherche, tourisme : elle est présente dans la plupart des secteurs d’activité de l’île. Elle génère 12 000 emplois et représente également un atout considérable sur le plan écologique. Les champs de canne permettent d’absorber la quasi totalité des gaz carboniques rejetés par les voitures. La canne, plus précisément, la bagasse (cf étape 3), permet d’alimenter une centrale thermique qui produit l’électricité nécessaire pour la fabrication du sucre, mais fournit également 12% de l’électricité de l’île, ce qui en fait la 2ème source d’énergie. La canne est également un formidable engrais écologique utilisée par les agriculteurs et cultivateurs.

Pour en savoir plus sur le processus de fabrication du sucre à partir de la canne, je suis allé visiter l’usine sucrière du Gol, à Saint Louis (attention rien à voir avec la marque de sucre), l’une des deux dernières usines sucrière de La Réunion, détenues par le groupe Tereos¹. Coup de bol, j’y suis allé le dernier jour des visites car la campagne de récolte s’étend de mi-juillet à mi-décembre !

Le sucre produit à la sucrerie du Gol a 3 vocations :

  • Etre vendu directement au consommateur réunionnais. Le sucre est alors emballé et conditionné au Port et commercialisé sous la marque Mascarin
  • Etre utilisé comme ingrédient par des entreprises fabriquant des produits sucrés : biscuiteries, chocolateries, laiteries, confiseries…
  • Etre raffiné en métropole, pour être transformé en sucre blanc

Voici de manière simplifiée les différentes étapes qui amènent à la fabrication du sucre :

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1) Réception, déchargement, et défibrage de la canne 

La canne réceptionnée et déchargée dans une balance (grand hangar ouvert) et est ensuite défibrée dans un appareil appelé shredder

2) Extraction du jus de canne

La matière fibreuse est pressée dans un moulin/diffuseur. On obtient alors du jus brut.

3) Utilisation de la bagasse

En sortie du moulin, on récupère la matière fibreuse, appelée « bagasse ». Cette bagasse est brûlée dans des chaudières de la centrale thermique pour produire l’énergie électrique.

4) Clarification et décantation

Le jus est réchauffé et chaulé (ajout de lait de chaux dans le jus de canne). La décantation permet d’obtenir un jus clair.

5) Evaporation et fabrication du sirop 

Le jus clair est chauffé dans une série d’évaporateurs pour le concentrer en sucre. On obtient un sirop.

6) Cristallisation et malaxage

La cuisson du sirop se fait dans un appareil appelé le cuiseur. La phase de cristallisation va produire la masse cuite cristallisée, mélange de grains de sucre et de liqueur sucrée. Cette masse est malaxée et refroidie pour favoriser le grossissement des cristaux de sucre.

7) Centrifugation

Séparation de la liqueur et des cristaux de sucre.

8) La Mélasse 

Après les 3 cycles, cuisson, malaxage, et centrifugation, on obtient une liqueur épuisée en sucre, appelée mélasse². Elle est transférée à la distillerie pour la fabrication du rhum traditionnel et alcools.

9) Séchage

Le sucre humide est récupéré et transféré vers un sécheur refroidisseur

10) Expédition 

Le sucre brut est transporté et stocké dans les silos au Port³ avant d’être expédié vers l’Union Européenne pour y être raffiné.

Cette filière qui représente 85% des exportations en volume, et contribue à une forte part du PIB de l’île se trouve menacée à partir de 2017 avec des réformes Européenne qui prévoient de supprimer les quotas accordés aux sociétés sucrières européennes et de renforcer des accords de libre-échange avec des pays tiers producteurs de sucre de canne dans des conditions sociales et environnementales moins strictes et avec des coûts de main d’œuvre beaucoup plus faibles. Bien que ce blog n’ait aucune vocation politique, il est intéressant de connaître les enjeux qui se cachent derrière, tout cela de manière neutre, bien entendu !

De façon générale, je trouvais intéressant de vous faire découvrir la fabrication d’un des ingrédients que l’on retrouve le plus dans notre alimentation !

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1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tereos

2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Mélasse

3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Port_(La_Réunion)